Veuillez me répondre à cette question car je suis confus. Quelle est la sentence légale dans les cas suivants :
Le premier cas : une femme qui dit à son mari: « Tu m'es interdit comme mon frÚre et mon pÚre» ou « Je te suis interdite ». Cette femme a-t-elle commis un péché ? Le contrat de mariage est-il toujours valide ? Comment expier ce péché ?
Le deuxiÚme cas : une femme qui a l'intention de dire de telles paroles sans les prononcer Le troisiÚme cas : une femme qui pense toujours à ces paroles sans les prononcer ni les mettre à exécution
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur Son ProphÚte et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :
Les paroles prononcées par cette femme n'ont aucune incidence sur la continuité du mariage car c'est l'homme qui détient le pouvoir de prononcer le divorce et pas la femme. Si l'intention de la femme en prononçant ces paroles est de faire un serment, elle commet un péché car elle a juré par autre qu'Allah, exalté soit-Il. Le ProphÚte (
) a dit :
«Que celui qui jure le fasse par Allah ou se taise» (Boukhari et Mouslim)
Si son intention n'Ă©tait pas de jurer mais qu'elle a juste prononcĂ© ces paroles, elle a commis un acte pour lequel elle doit ĂȘtre rĂ©primandĂ©e. KhalĂźl ibn Is-hĂąq le MalĂ©kite, qu'Allah lui fasse misĂ©ricorde, a dit : « Celui qui dit Ă son Ă©pouse: 'Ma mĂšre ou ma sĆur' est un faible d'esprit et un frivole. Ces paroles sont soit dĂ©testables soit interdites, selon les avis »
C'est la preuve qu'il est interdit Ă la femme, tout comme Ă l'homme, de dire Ă son conjoint: Tu es mon frĂšre ou comme mon frĂšre, ou d'autres rĂ©pliques du mĂȘme genre.
Quant au fait de penser à ces paroles, cela ne constitue pas un péché ; mais il incombe au musulman de ne penser que de ce qui est utile pour lui dans ce bas-monde ou dans l'au-delà .
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