Ma question se rapporte Ă une femme mariĂ©e qui a un fils et son mari vit encore avec elle. Cette femme a confiĂ© sa part de lâhĂ©ritage de son pĂšre Ă ses frĂšres et leur a demandĂ©s de ne donner cet argent Ă personne aprĂšs sa mort (elle entend par lĂ son mari et les parents de son mari), car elle est sĂ»re quâils vont sâemparer de cet argent et quâils ne vont pas le dĂ©penser dans les intĂ©rĂȘts de son fils unique, et parce que son mari est faible face Ă ses parents avides. Quelle est la sentence de la Charia Ă ce sujet ; quâAllah vous rĂ©compense ?
Louange Ă Allah. Paix et Salut sur Son ProphĂšte.
Il nây a pas dâinconvĂ©nient Ă ce que cette femme laisse son argent chez ses frĂšres pour le garder et lâinvestir pour elle, tant quâelle est vivante. Mais elle nâa pas le droit de leur demander de ne le donner Ă personne aprĂšs sa mort, car lâargent, aprĂšs sa mort, ne sera plus Ă elle, mais Ă ses hĂ©ritiers.
Elle nâa pas le droit de demander que ceux-ci soient privĂ©s de quoi que ce soit de lâhĂ©ritage, Ă moins dâen lĂ©guer un tiers, au maximum, Ă dâautres personnes qui ne font pas partie de ses propres hĂ©ritiers. Elle peut demander par exemple de donner aprĂšs sa mort le tiers de ses biens aux pauvres, aux nĂ©cessiteux et Ă diffĂ©rentes Ćuvres de bienfaisance ; câest son droit. Câest une aumĂŽne quâAllah, exaltĂ© soit-Il, a donnĂ©e Ă lâĂȘtre humain pour augmenter ses bonnes Ćuvres aprĂšs son dĂ©cĂšs. Cela est prouvĂ© par le hadith du ProphĂšte (
) qui dit : « Allah vous a donnĂ© en aumĂŽne le tiers de vos biens au moment de votre dĂ©cĂšs pour augmenter vos bonnes Ćuvres ». (RapportĂ© par Ahmed et Ibn Madja).
Et Allah sait mieux.
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