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Est-il permis à la femme d’offrir des cadeaux à sa famille et de faire des aumînes à partir des biens de son mari ?

Question

Je suis une femme mariĂ©e et de temps Ă  autre j’offre des cadeaux Ă  ma mĂšre, mon pĂšre, mes frĂšres, mes sƓurs et certains autres membres de la famille. Dois-je prendre la permission de mon mari surtout qu’il est le seul Ă  entretenir la famille ? A chaque fois que j’offre un prĂ©sent, je mentionne qu’il est de moi et de mon mari. GĂ©nĂ©ralement ces prĂ©sents sont des produits bon marchĂ© et Allah nous a fait grĂące d’un emploi rĂ©munĂ©rateur. Ce n’est pas que je prends l’argent de mon mari et de mes enfants pour le donner Ă  mes parents ; ils ne sont pas dans le besoin, j’aime seulement leur montrer de l’affection. Ajoutez Ă  cela que mon mari dĂ©pense pour ses parents, ses frĂšres et ses sƓurs qui ne sont pas non plus dans le besoin mais Ă©galement pour leur manifester de l’affection.
En ce qui concerne l’aumĂŽne, je donne parfois Ă  la femme qui m’aide aux travaux mĂ©nagers un surplus d’argent, un peu de nourriture, des fruits ou un repas qu’elle prend chez elle. Est-ce que tout cela est permis sachant que mon mari aura aussi sa rĂ©tribution de la part d’Allah ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son ProphÚte et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Une femme peut dĂ©penser de l’argent de son mari une petite somme sans sa permission et la rĂ©tribution de l’aumĂŽne sera pour eux deux conformĂ©ment Ă  ce hadith rapportĂ© par ‘AĂŻcha oĂč le ProphĂšte () dit :
« Quand une femme fait l'aumĂŽne de la nourriture de son mĂ©nage sans gaspillage, elle aura une rĂ©compense pour cela. Son mari aura Ă©galement une rĂ©compense dans la mesure oĂč il a gagnĂ© l'argent du mĂ©nage. Et ce sera aussi le cas du trĂ©sorier, sans que la rĂ©compense de l'un ne diminue en aucune façon celle des autres. »

Citons aussi le hadith d’aprĂšs AbĂ» Hurayra oĂč le ProphĂšte () dit :
« La femme ne peut jeĂ»ner (jeĂ»ne surĂ©rogatoire) ou permettre une visite dans la maison sans la permission de son mari s’il rĂ©side dans le lieu, elle ne peut autoriser quelqu’un Ă  entrer chez elle sans sa permission. Si elle donne de ce qu’il a gagnĂ© sans son ordre, il aura la moitiĂ© de la rĂ©tribution. »

Al-NawawĂź qu’Allah l’agrĂ©e dit : « Il faut que cette dĂ©pense soit petite et dans les limites qui satisfont d’habitude celui qui possĂšde l’argent. Si elle excĂšde ces limites admises, cela n’est pas permis, Par l’expression « [
] sans gaspillage », le ProphĂšte () a montrĂ© que la somme doit ĂȘtre dans les limites de ce que l’époux accepte d’habitude. Elle comprend la nourriture parce que la donner est d’habitude autorisĂ© au contraire de l’argent dans la plupart des cas. Il faut savoir que ce qui est dĂ©signĂ© dans le hadith par dĂ©penses faites par la femme, l’esclave et le trĂ©sorier concerne les dĂ©penses pour les enfants du propriĂ©taire de l’argent, ses serviteurs, ses intĂ©rĂȘts, ses invitĂ©s, les voyageurs de passage et autres, ainsi que les aumĂŽnes autorisĂ©es de façon explicite ou suivant une habitude Ă©tablie.

Il apparaĂźt ainsi des paroles de l’imam al-NawawĂź, qu'Allah lui fasse misĂ©ricorde, que la permission du mari doit ĂȘtre donnĂ©e de façon explicite ou suivant l’habitude. Dans ce cas la femme peut donner la quantitĂ© habituelle autorisĂ©e, comme dit prĂ©cĂ©demment, mĂȘme Ă  d’autres que les enfants de son mari et aux visiteurs, voire Ă  ses parents qui y ont plus droit, pour maintenir les liens de parentĂ©. Quant aux enfants du mari et Ă  ses employĂ©s comme la femme de mĂ©nage, leur donner de la nourriture, des fruits ou d’autres choses ordinaires n’a pas besoin de la permission du mari car la femme a le droit de dĂ©penser son argent Ă  lui et une permission coutumiĂšre renforce la permission explicite.

Au sujet des dĂ©penses que le mari fait pour ses parents et ses frĂšres et sƓurs cela fait partie de ses droits car il peut utiliser son argent comme il lui plaĂźt et ses parents et les membres de sa famille y ont plus droit tout comme la femme qui a son argent propre a le droit de dĂ©penser pour ses parents. Elle a mĂȘme le devoir de le faire, sans gaspillage, s’ils sont dans le besoin.

Et Allah sait mieux.

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