Au nom dâAllah, le Tout MisĂ©ricordieux, le TrĂšs MisĂ©ricordieux.
Je suis un jeune croyant pratiquant toutes les obligations religieuses, mais je souffre dâenvie ; en effet, bien que jâaime le bien pour tous les gens, je ne supporte pas quâune personne soit mieux que moi du point de vue de lâargent, de lâapparence ou de lâemploi. Seul Allah sait Ă quel point je souffre de ce problĂšme et je veux vraiment lui trouver une solution, conseillez-moi.
Louange Ă Allah et que la paix et la bĂ©nĂ©diction dâAllah soient sur Son ProphĂšte et Messager Mohammed ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Parmi les instincts quâon trouve chez la plupart des gens, il y a le dĂ©sir de dĂ©passer les autres en termes de beautĂ©, dâargent et de statut social. On peut ranger les gens en deux catĂ©gories selon leur maniĂšre dâapprĂ©hender ce dĂ©sir : les gens de la premiĂšre catĂ©gorie acceptent ce quâAllah, exaltĂ© soit-Il, leur a octroyĂ©, et ils essayent dâobtenir ce quâils dĂ©sirent par des voies lĂ©gales, de plus ils nâenvient pas les autres pour ce quâAllah, exaltĂ© soit-Il, leur a donnĂ©, câest-Ă -dire quâils ne souhaitent pas la disparition de ce que possĂšdent les autres ; ainsi, ce dĂ©sir de jouir des mĂȘmes biens que les autres nâest pas considĂ©rĂ© comme de lâenvie blĂąmable, câest donc lĂ la maniĂšre de se comporter du croyant : il veut jouir des mĂȘmes biens et bienfaits que les autres, mais il ne les envie pas et ne souhaite pas quâils en soient dĂ©possĂ©dĂ©s. Quant aux gens de la seconde catĂ©gorie, ils nâacceptent pas la maniĂšre dont Allah, exaltĂ© soit-Il, a distribuĂ© les biens et bienfaits et leur seule maniĂšre dâassouvir leur dĂ©sir est dâenvier ce quâAllah, exaltĂ© soit-Il, a donnĂ© aux autres, ils sont mĂ©contents de ce quâAllah, exaltĂ© soit-Il, leur a octroyĂ©, leur cĆur brĂ»le de tristesse et les pĂ©chĂ©s sây accumulent, mais ils nâobtiendront que ce quâAllah a dĂ©cidĂ© de leur donner. Câest le cas dâIblis et de ses alliĂ©s.
Ainsi, vous comprenez maintenant que lâamour de lâindividu pour lâĂ©lĂ©vation sociale et la profusion des biens et des bienfaits dans les limites de ce quâAllah, exaltĂ© soit-Il, a rendu licite nâest pas condamnable en soi, car cela fait partie de la nature humaine ; en revanche, ce qui est condamnable du point de vue de la Charia et de la raison, câest de ne pas accepter la rĂ©partition des biens et bienfaits effectuĂ©e par Allah, exaltĂ© soit-Il, et de vouloir sây opposer, mais aussi dâessayer dâassouvir son dĂ©sir par des moyens quâAllah, exaltĂ© soit-Il, a rendus illicites.
Par consĂ©quent, un individu peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme faisant partie des croyants satisfaits de ce quâAllah, exaltĂ© soit-Il, leur a octroyĂ©, sâil comprend, assimile et applique les choses suivantes :
1- Tout est dĂ©terminĂ© par le dĂ©cret dâAllah, exaltĂ© soit-Il, et tout a Ă©tĂ© prĂ©destinĂ© par Lui, exaltĂ© soit-Il, et rien ni personne ne peut diffĂ©rer Son ordre, ni bloquer ce quâIl a donnĂ©, ni donner ce quâIl nâa pas octroyĂ© ; de plus, le dĂ©sir ardent de lâavide ne peut pas avancer les bienfaits octroyĂ©s par Allah, exaltĂ© soit-Il, et la haine de lâhaineux ne peut pas les augmenter.
2- Lâindividu regarde vers ceux qui ont une position infĂ©rieure Ă la sienne dans les choses concernant ce bas monde et il ne regarde pas ceux qui ont une position supĂ©rieure Ă la sienne, Ă ce propos le ProphĂšte (
) a dit : « Regardez ceux qui sont en-dessous de vous et ne regardez pas ceux qui sont au-dessus de vous, ceci afin que vous ne minimisiez pas les bienfaits quâAllah vous a donnĂ©s » (Mouslim).
3- Lâindividu sait que le dĂ©sir de dĂ©passer les autres mĂ©ritant quâon entre en concurrence avec eux et le dĂ©sir de jouir des mĂȘmes biens quâeux doivent sâexprimer dans le cadre de lâobĂ©issance Ă Allah, exaltĂ© soit-Il, et du rapprochement quâon effectue vers Lui par lâadoration, câest ainsi que le ProphĂšte (
) a dit : « Il nây a dâenvie que dans deux choses : un homme Ă qui Allah a donnĂ© de lâargent quâil dĂ©pense dans la vĂ©ritĂ© et un homme Ă qui Allah a donnĂ© la sagesse avec laquelle il juge et quâil enseigne » (Boukhari et Mouslim).
4- Lâenvie est un feu qui dĂ©vore le cĆur de lâenvieux et qui nâest pas dommageable pour celui qui est enviĂ© ; ce vil sentiment est le signe dâune Ăąme faible et dâun manque de perspicacitĂ©, il fait perdre son temps Ă lâenvieux, abĂźme sa santĂ©, dĂ©truit sa pensĂ©e, de plus il se retrouve dĂ©considĂ©rĂ© par les gens, ne dit-on pas : « Lâenvieux ne domine pas ».
5- Ce qui aide Ă combattre les effets nĂ©gatifs de lâenvie sur soi-mĂȘme : travailler sur soi, bien organiser sa vie, essayer de se dĂ©vouer pour les autres et dâagir bien envers eux en sachant que la bienfaisance et lâenvie sont incompatibles ou enfin il faut se rappeler que le vrai riche est celui qui a une Ăąme riche et non celui qui a beaucoup de biens matĂ©riels et dâargent.
Et Allah sait mieux.
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