Islam Web

  1. Fatwa
  2. Aqida (la foi islamique)
  3. Prédestination
Recherche Fatwas

Le remùde à l’envie

Question

Au nom d’Allah, le Tout MisĂ©ricordieux, le TrĂšs MisĂ©ricordieux.
Je suis un jeune croyant pratiquant toutes les obligations religieuses, mais je souffre d’envie ; en effet, bien que j’aime le bien pour tous les gens, je ne supporte pas qu’une personne soit mieux que moi du point de vue de l’argent, de l’apparence ou de l’emploi. Seul Allah sait à quel point je souffre de ce problùme et je veux vraiment lui trouver une solution, conseillez-moi.

Réponse

Louange Ă  Allah et que la paix et la bĂ©nĂ©diction d’Allah soient sur Son ProphĂšte et Messager Mohammed ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Parmi les instincts qu’on trouve chez la plupart des gens, il y a le dĂ©sir de dĂ©passer les autres en termes de beautĂ©, d’argent et de statut social. On peut ranger les gens en deux catĂ©gories selon leur maniĂšre d’apprĂ©hender ce dĂ©sir : les gens de la premiĂšre catĂ©gorie acceptent ce qu’Allah, exaltĂ© soit-Il, leur a octroyĂ©, et ils essayent d’obtenir ce qu’ils dĂ©sirent par des voies lĂ©gales, de plus ils n’envient pas les autres pour ce qu’Allah, exaltĂ© soit-Il, leur a donnĂ©, c’est-Ă -dire qu’ils ne souhaitent pas la disparition de ce que possĂšdent les autres ; ainsi, ce dĂ©sir de jouir des mĂȘmes biens que les autres n’est pas considĂ©rĂ© comme de l’envie blĂąmable, c’est donc lĂ  la maniĂšre de se comporter du croyant : il veut jouir des mĂȘmes biens et bienfaits que les autres, mais il ne les envie pas et ne souhaite pas qu’ils en soient dĂ©possĂ©dĂ©s. Quant aux gens de la seconde catĂ©gorie, ils n’acceptent pas la maniĂšre dont Allah, exaltĂ© soit-Il, a distribuĂ© les biens et bienfaits et leur seule maniĂšre d’assouvir leur dĂ©sir est d’envier ce qu’Allah, exaltĂ© soit-Il, a donnĂ© aux autres, ils sont mĂ©contents de ce qu’Allah, exaltĂ© soit-Il, leur a octroyĂ©, leur cƓur brĂ»le de tristesse et les pĂ©chĂ©s s’y accumulent, mais ils n’obtiendront que ce qu’Allah a dĂ©cidĂ© de leur donner. C’est le cas d’Iblis et de ses alliĂ©s.

Ainsi, vous comprenez maintenant que l’amour de l’individu pour l’élĂ©vation sociale et la profusion des biens et des bienfaits dans les limites de ce qu’Allah, exaltĂ© soit-Il, a rendu licite n’est pas condamnable en soi, car cela fait partie de la nature humaine ; en revanche, ce qui est condamnable du point de vue de la Charia et de la raison, c’est de ne pas accepter la rĂ©partition des biens et bienfaits effectuĂ©e par Allah, exaltĂ© soit-Il, et de vouloir s’y opposer, mais aussi d’essayer d’assouvir son dĂ©sir par des moyens qu’Allah, exaltĂ© soit-Il, a rendus illicites.

Par consĂ©quent, un individu peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme faisant partie des croyants satisfaits de ce qu’Allah, exaltĂ© soit-Il, leur a octroyĂ©, s’il comprend, assimile et applique les choses suivantes :

1- Tout est dĂ©terminĂ© par le dĂ©cret d’Allah, exaltĂ© soit-Il, et tout a Ă©tĂ© prĂ©destinĂ© par Lui, exaltĂ© soit-Il, et rien ni personne ne peut diffĂ©rer Son ordre, ni bloquer ce qu’Il a donnĂ©, ni donner ce qu’Il n’a pas octroyĂ© ; de plus, le dĂ©sir ardent de l’avide ne peut pas avancer les bienfaits octroyĂ©s par Allah, exaltĂ© soit-Il, et la haine de l’haineux ne peut pas les augmenter.

2- L’individu regarde vers ceux qui ont une position infĂ©rieure Ă  la sienne dans les choses concernant ce bas monde et il ne regarde pas ceux qui ont une position supĂ©rieure Ă  la sienne, Ă  ce propos le ProphĂšte () a dit : « Regardez ceux qui sont en-dessous de vous et ne regardez pas ceux qui sont au-dessus de vous, ceci afin que vous ne minimisiez pas les bienfaits qu’Allah vous a donnĂ©s » (Mouslim).

3- L’individu sait que le dĂ©sir de dĂ©passer les autres mĂ©ritant qu’on entre en concurrence avec eux et le dĂ©sir de jouir des mĂȘmes biens qu’eux doivent s’exprimer dans le cadre de l’obĂ©issance Ă  Allah, exaltĂ© soit-Il, et du rapprochement qu’on effectue vers Lui par l’adoration, c’est ainsi que le ProphĂšte () a dit : « Il n’y a d’envie que dans deux choses : un homme Ă  qui Allah a donnĂ© de l’argent qu’il dĂ©pense dans la vĂ©ritĂ© et un homme Ă  qui Allah a donnĂ© la sagesse avec laquelle il juge et qu’il enseigne » (Boukhari et Mouslim).

4- L’envie est un feu qui dĂ©vore le cƓur de l’envieux et qui n’est pas dommageable pour celui qui est enviĂ© ; ce vil sentiment est le signe d’une Ăąme faible et d’un manque de perspicacitĂ©, il fait perdre son temps Ă  l’envieux, abĂźme sa santĂ©, dĂ©truit sa pensĂ©e, de plus il se retrouve dĂ©considĂ©rĂ© par les gens, ne dit-on pas : « L’envieux ne domine pas ».

5- Ce qui aide Ă  combattre les effets nĂ©gatifs de l’envie sur soi-mĂȘme : travailler sur soi, bien organiser sa vie, essayer de se dĂ©vouer pour les autres et d’agir bien envers eux en sachant que la bienfaisance et l’envie sont incompatibles ou enfin il faut se rappeler que le vrai riche est celui qui a une Ăąme riche et non celui qui a beaucoup de biens matĂ©riels et d’argent.

Et Allah sait mieux.

Fatwas en relation

Recherche Fatwas

Vous pouvez rechercher une fatwa à travers de nombreux choix

Fatwa - QR Code

Fatwa

Le plus lu aujourd’hui