J'ai empruntĂ© 5000 Dinars avant cinq ans. Avec la dĂ©valuation du Dinar, cet argent n'a plus la mĂȘme valeur! Est-ce que je dois remettre Ă mon collĂšgue le mĂȘme montant ou bien dois-je considĂ©rer la dĂ©valuation du Dinar ?
Louange Ă Allah. Paix et salut sur Son ProphĂšte.
Cher frĂšre,
C'est l'entitĂ© de la chose rĂ©sultant de l'obligation de la personne envers la dette qu'il a contractĂ©e - qu'elle soit un prĂȘt, une vente ou toute autre transaction - qui est considĂ©rĂ©e au moment de l'acquittement de la dette, du moment qu'elle est disponible.
La baisse de la valeur du prĂȘt ou sa hausse n'a aucun rapport avec l'acquittement de la dette.
Sur ce, celui qui est endettĂ© de 2500 dinars ne doit s'acquitter que de la mĂȘme somme de la mĂȘme monnaie (dinar), si cette somme est disponible. On ne considĂšre ni la baisse de la valeur de la somme (mĂȘme si elle s'abaisse au minimum), ni la hausse de la valeur de la somme (mĂȘme si elle s'Ă©lĂšve au maximum).
Lâemprunteur n'a pas le droit de rĂ©clamer de son crĂ©ancier une somme, autre que la dette, car dans l'acquittement d'une dette stable (d'une quelconque monnaie), on ne considĂšre que l'entitĂ© (c.Ă .d. la somme pareille) et non pas la valeur parce que les dettes se remboursent selon la paritĂ© et non pas selon la valeur.
NĂ©anmoins il nây a aucun mal Ă ce que le crĂ©ancier accepte de rembourser la valeur qui est excĂ©dante Ă la dette. Bien mieux, c'est prĂ©fĂ©rable, car c'est cela la bontĂ© de caractĂšre tant dĂ©sirĂ©e !
Le ProphĂšte
a dit: « Qu'Allah soit miséricordieux d'une personne clémente quand elle vend, clémente quand elle achÚte, clémente quand elle s'acquitte de sa dette, clémente quand elle réclame sa dette. » (Boukhari)
Nous vous conseillons de lui rembourser la valeur (5000 Dinars) car c'est plus conforme Ă la morale islamique.
Et Allah sait mieux.
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