Mon pĂšre nâa eu que deux enfants, moi et mon frĂšre. Il a assumĂ© ses responsabilitĂ©s de la meilleure maniĂšre. A sa mort, son hĂ©ritage a Ă©tĂ© distribuĂ© aux ayants droits conformĂ©ment aux rĂšgles religieuses Ă lâexception dâune partie. Je souhaiterais que vous mâexpliquiez si jây ai droit ou non ? De son vivant, mon pĂšre a achetĂ© deux appartements dans une ville nouvelle. Un de 100 m2, puis un plus grand dâune surface de 200m2. Il a dĂ©signĂ© le plus grand pour que mon frĂšre sây marie et lâa enregistrĂ© Ă son nom, le plus petit me revenant. AprĂšs plusieurs annĂ©es, mon frĂšre a grandi et dĂ©cidĂ© de se marier. Il dĂ©cida avec son Ă©pouse de prendre un appartement plus grand. A ce moment, mon pĂšre a pensĂ© Ă vendre le petit appartement et ajouter une somme que nous possĂ©dions pour acheter ce que mon frĂšre voulait. Et câest ce quâil fit. Par la suite, mon pĂšre tomba malade dâun cancer et mourut trĂšs peu de temps aprĂšs. Mon frĂšre est venu me voir avec le titre de propriĂ©tĂ© de lâappartement qui Ă©tait Ă son nom car il savait bien que mon pĂšre avait spĂ©cifiĂ© Ă chacun de nous un appartement. Je lui ai concĂ©dĂ© de bon cĆur la propriĂ©tĂ© de la voiture de mon pĂšre â un modĂšle de lâannĂ©e - sans inclure cela dans les comptes lĂ©gaux de lâhĂ©ritage. Le reste des terres et des propriĂ©tĂ©s ont Ă©tĂ© distribuĂ©es selon les rĂšgles religieuses en vigueur Ă lâexception dâun appartement dans la maison de la famille de mon pĂšre. Je lâai laissĂ© Ă mon frĂšre et ses enfants.Actuellement, ma mĂšre mâa suggĂ©rĂ© de vous consulter. Y a-t-il dans ce que jâai mentionnĂ© une injustice Ă lâĂ©gard de mon frĂšre. Car durant cette annĂ©e, mon appartement a pris plus de valeur que celui de mon frĂšre ? Enfin, je voulais aussi vous informer que mon grand pĂšre nous a dit quâil a discutĂ© avec mon pĂšre avant sa mort au sujet dâinscrire lâappartement en mon nom. Et nous avons refusĂ© dâen parler eu Ă©gard Ă la maladie de mon pĂšre. Et ma mĂšre vit avec moi. Y a-t-il une injustice pour lâun dâentre nous ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Ce que vous avez partagé après la mort de votre père selon un accord mutuel ou ce que l’un d’entre vous à concédé à un autre de bon gré, il n’y a aucun mal à tout cela puisqu’une personne pubère et saine d’esprit a la possibilité de faire don ou de concéder ce qu’elle veut de sa part légale d’héritage.
Reste à savoir si le partage des biens effectué par votre père– qu’Allah lui fasse miséricorde – de son vivant est juste ou non ?
S’il apparaît qu’il n’a pas partagé ses biens équitablement entre ses enfants, alors il a commis une erreur. A vous d’implorer le pardon d’Allah pour lui. En effet, le père a obligation de faire preuve d'équité entre ses enfants (garçon et filles) en matière de don. Selon le hadith : « Craignez Allah et et faites preuve d’équité entre vos enfants. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).
Selon l’avis de certains oulémas cette équité consiste à donner au garçon le double que ce qu’on donne à la fille conformément au partage prescrit dans l’héritage. Selon d’autres elle consiste à donner à la fille la même part que celle qu’on donne au garçon.
De même, s’il a désigné avant sa mort une part de son héritage en faveur de l’un de ses héritiers, alors il s'agit d'un testament qui ne doit pas être mise en application car il favorise l’un des héritiers alors que le Prophète (
) a dit : « Allah a donné à tout ayant droit ce qui lui est dû, il n'y a donc pas lieu de rédiger un testament en faveur d'un héritier. » (Ahmed, al-Tirmidhî, ibn Mâdjah, Abû Dâwûd, al-Nasâ`î). L’exécution d’un testament favorisant l’un des héritiers n'est possible qu'avec l’accord de tous héritiers.
Et Allah sait mieux.
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